Le marché pétrolier reste sous tension. Vendredi 15 mai, les prix du brut ont poursuivi leur progression, prolongeant la hausse enregistrée la veille dans un climat international marqué par les crispations géopolitiques et les inquiétudes sur l’offre mondiale.
Le baril de Brent de la mer du Nord a grimpé à 107,61 dollars, enregistrant une hausse de 1,79%. De son côté, le West Texas Intermediate (WTI) américain a progressé de 2,15% pour atteindre 103,35 dollars le baril.
Cette flambée s’explique d’abord par la montée des tensions autour de l’Iran. Les marchés ont réagi aux déclarations du président américain Donald Trump, qui a affirmé ne plus vouloir « faire preuve de patience » envers Téhéran. Des propos qui alimentent les craintes d’une nouvelle escalade dans la région.
Les opérateurs restent également focalisés sur la situation dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une large partie du pétrole mondial. Malgré l’annonce iranienne du passage de 30 navires dans ce corridor maritime, les risques d’attaques ou de perturbations continuent de nourrir l’inquiétude des marchés.
Sur l’ensemble de la semaine, les cours ont fortement progressé. Le Brent affiche un gain d’environ 6%, tandis que le WTI dépasse les 7%. Une dynamique portée par les doutes persistants autour de la fragile trêve au Moyen-Orient et par l’incertitude diplomatique internationale.
Les investisseurs suivent aussi avec attention les discussions entre Donald Trump et Xi Jinping, au terme d’une visite marquée par plusieurs accords commerciaux et des échanges stratégiques entre Washington et Pékin.
Au Maroc, cette nouvelle poussée des prix ravive les inquiétudes autour d’un possible renchérissement des carburants à la pompe. La hausse du brut sur les marchés internationaux pourrait rapidement se répercuter sur les prix du gasoil et de l’essence dans les stations-service.
Face à cette situation, le gouvernement maintient pour l’instant son choix d’un soutien ciblé, notamment à travers les aides destinées aux transporteurs. L’option d’une baisse généralisée des taxes sur les carburants n’est pas privilégiée à ce stade, même si le débat refait surface autour d’un ajustement temporaire de la taxe intérieure de consommation.
L’Exécutif cherche désormais à contenir les répercussions de cette flambée énergétique sur le pouvoir d’achat et les prix des produits de première nécessité. Mais dans un contexte mondial instable, les marchés pétroliers continuent d’évoluer sous forte pression.


